jeudi 14 juillet 2011

Intim'Art - Mars 2011

On se sent jeune et fort. Indestructible. Lorsque nos corps crient, on se dit que cela va passer. Que c'est juste une erreur de programmation.

Puis cela dure. On consulte un spécialiste. On le prend pour une pitie grecque et l'on écoute ses recommandations. La santé empire, mais on se dit que c'est nous, notre corps. Ca ne peu pas être le spécialiste.

Autour de nous, personne ne nous reconnaît. Devenu zombie, il faut 3 jours pour trouver l'énergie d'aller chercher une brique de lait. Les doigts ne bougent plus sur le clavier, la bouche est pâteuse ... On se sent comme un rat de laboratoire dans une lente descente aux enfers. On voit sa vie défiler sans que l'on ne puisse rien y faire. Mais où est donc le fil pour démêler tout ça?

copyright LiseHofmann.com

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Juste un bisou Lise...
Fanfan

versus a dit…

Très émouvant ce texte palimpseste, avec la tête par dessus bord !
Juste au moment où le fils d' un ami artiste a de graves problèmes , on doit l' hospitaliser, il refuse, drame terrible, et pourtant...
Grand et cordial salut.

le bourdon masqué a dit…

la déchirure du support qui ne suit pas ce pli.
Un papier humide de larmes,indocile ne se résignant pas aux autorités établies.
Le souffle de chauds baisers suffira-t-il ?

Bzzz...

Lise a dit…

Bonjour Versus!
Merci pour vos mots. C'est si compliqué à comprendre et à écrire ce qu'il se passe à l'intérieur. Ce grand vide et ce grand dégoût. J'espère que le fils de votre ami aura accepté de se faire prendre en charge. C'est finalement ce qui est le mieux à faire. Et ne pas hésiter à consulter une autre équipe de médecins si l'on a des doutes sur les traitements ...

Bien à vous,
Lise

Bonjour cher Bourdon Masqué,
Merci pour vos jolis mots. Votre ressentit rejoint effectivement mes émotions.
Le souffle des baisers réchauffe le vide intérieur.
Merci.
Bisous
L.